Technologies de rupture

Savoir composer avec les nuances des marchés cotés en 2026

18 novembre 2025 | 25 minute(s) de lecture
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Savoir composer avec les nuances des marchés cotés en 2026

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Quelles perspectives pour les actions et les obligations en 2026 ? Dans nos Perspectives d'investissement, nous décrivons les moyens à la disposition des investisseurs pour s’adapter à la complexité ambiante et profiter des leviers des marchés cotés et non cotés.
Principaux points à retenir
1
Les actions dans un monde multipolaire
La multipolarisation du monde, avec des marchés moins synchronisés, se traduit par une fragmentation accrue des marchés actions, qui offrent néanmoins une multitude d’opportunités aux investisseurs adeptes des approches fondamentales et quantitatives. Si les grandes entreprises américaines ne cessent de grossir, les petites et moyennes capitalisations et les marchés internationaux, dont l’Europe et le Japon, offrent également des opportunités.
2
S’adapter aux signaux macroéconomiques mitigés et saisir les opportunités de revenu
Les investisseurs sont confrontés à un paysage complexe et à des signaux macroéconomiques contrastés. Nous avons diversifié nos expositions en duration, mis en place un positionnement stratégique sur les courbes de taux et assurons une sélection active des secteurs et des titres individuels. Sur le marché du crédit, le crédit titrisé, les titres à haut rendement et la dette des marchés émergents devraient générer des flux de revenus élevés.
3
Événements de crédit et financement de l’IA par la dette
Selon nous, les derniers événements de crédit, comme les présomptions de fraudes et les faillites, sont des occurrences isolées et individuelles, et n’augurent pas une augmentation systémique du risque de crédit. Selon nous, le crédit américain investment grade milieu évolue en milieu de cycle et non en fin de cycle. Le recours de plus en plus fréquent à l’emprunt par les hyperscalers pour financer leurs investissement dans l'IA devra être surveillé de près en 2026.

Les actions dans un monde multipolaire

L’environnement économique et géopolitique mondial devient selon nous plus multipolaire, ce qui entraîne une fragmentation accrue des marchés et un éventail plus large d'opportunités pour les investisseurs en actions.

Les marchés boursiers américains sont toujours portés par l’essor de l'intelligence artificielle et l’engouement qu’elle suscite auprès des investisseurs. Quant aux leaders du secteur, ils ne cessent de déployer de nouvelles technologies pour gagner en taille et accélérer leur croissance. En Europe, la priorité de nouveau accordée à sécurité nationale et économique se traduit par une augmentation des investissements dans les infrastructures et les capacités de défense. L’évolution de la situation politique dans certains pays, notamment en France et au Japon, ne fait que renforcer la complexité ambiante.

Compte tenu du contexte actuel, il nous semble essentiel de diversifier au maximum l’exposition aux actions et de gérer efficacement les risques. Pour cela, plusieurs conditions doivent être réunies : adopter une exposition active, investir à l’échelle mondiale, disposer d’une solide expertise régionale, mais aussi combiner des stratégies actions fondamentales et quantitatives.

Nous cherchons à exploiter les opportunités liées à la dispersion des marchés, à identifier des entreprises de qualité bénéficiant de mégatendances et à faire preuve de rigueur en matière de valorisation afin de générer des performances élevées.

Les grandes entreprises ne cessent de grossir

Les 10 plus grandes entreprises américaines (dont 8 appartiennent au secteur technologique) représentent près de 25 % du marché actions et valent près de 25 000 milliards de dollars.1 Les 10 principales entreprises du S&P 500 représentent désormais une part substantielle de la capitalisation boursière (env. 40 %) et des bénéfices (env. 30 %) de l'indice.2 Quant aux principaux hyperscalers de l’IA (Amazon, Google, Meta, Microsoft et Oracle), ils représentent à eux seuls près de 27 % des dépenses d'investissement du S&P 500.3

Les grands groupes américains dominent les marchés actions mondiauxLa valeur combinée des cinq plus grandes entreprises technologiques américaines (17 600 Mds $) est supérieur au PIB combiné du Japon, de l'Inde, du Royaume-Uni, de la France et de l'Italie (17 100 Mds $).
Graphique comparant le PIB 2024 de grands pays (États-Unis : 24 500 Mds $, Chine : 18 800 Mds $) avec la capitalisation boursière d’entreprises et d’indices, et mettant en évidence la concentration accrue de l’économie mondiale.

Source : Compustat, IBES, FactSet, Goldman Sachs Global Investment Research. Au 8 octobre 2025.

Les « 7 Magnifiques  » continuent d'accroître leur part de marché grâce à la solidité de leurs cœurs de métier et à des réinvestissements stratégiques. Selon nous, la puissance bénéficiaire de ces grandes entreprises devrait leur permettre de poursuivre leur progression en bourse. Nous anticipons une accélération des dépenses d'investissement des hyperscalers de l'IA en 2026 et nous continuons de surveiller les dépenses associées aux infrastructures d'IA, ainsi que l’accumulation et la monétisation des applications d'IA. Cependant, l'homogénéité actuelle des performances de ces grands acteurs devrait se fracturer et entraîner une dispersion accrue.

D'autres segments de marché connaissent une course effrénée à la taille. Dans le commerce de détail, par exemple, Walmart et Costco ont capté une part importante de la croissance des ventes, grâce des offres présentant un bon rapport qualité-prix, à un fort levier opérationnel et à des négociations favorables avec les fournisseurs.4 Une tendance similaire s’observe également dans le secteur financier.

Grâce à des investissements gigantesques, ces entreprises aux moyens énormes peuvent tirer parti du pouvoir de transformation des technologies et des dynamiques de marché. Nous continuons à privilégier celles se caractérisant par des marges brutes élevées, des bilans fortifiés et des marchés finaux durables. Si certaines entreprises de taille plus modeste pourraient avoir du mal à rester compétitives, le segment des petites et moyennes capitalisations offre toutefois des opportunités ciblées.

Les déterminants du potentiel de surperformance des grandes capitalisationsReprésentation visuelle décrivant les déterminants du potentiel de surperformance des grandes capitalisations, avec trois facteurs clés : marges brutes élevées, bilans fortifiés et marchés finaux durables.

Source : Goldman Sachs Asset Management. À titre d’illustration uniquement. 

Libérer le potentiel des petites et moyennes capitalisations

Sur les segments des petites et moyennes capitalisations, nous pensons que les facilitateurs, ceux qui fournissent les" « pioches et les pelles » du boom de l'IA, offrent d’excellentes opportunités, notamment celles en première ligne des innovations liées à l’IA. Par ailleurs, que ce soit aux États-Unis et à l'international, les petites capitalisations offrent des opportunités prometteuses, sous l’effet des baisses de taux anticipées et de l'accélération des bénéfices. La reprise des opérations financières pourrait également être source d'optimisme et incité les investisseurs à s’intéresser à l'ensemble de l’univers des petites capitalisations. Si la trajectoire du bêta de marché est favorable, il sera selon nous essentiel de générer de l’alpha de manière active sur le segment des « small caps » afin de convertir les tendances positives actuelles en performances financières élevées et d’éviter les pièges potentiels. Le phénomène des "« actions mèmes »", extrêmement volatil du fait de l’influence des réseaux sociaux et du trading des investisseurs particuliers, impose une surveillance active en allant au-delà de l'analyse financière traditionnelle. 

Conserver des horizons d’investissement élargis

Les actions européennes et le changement de paradigme du Vieux continent

Les marchés actions européens ont connu deux phases distinctes en 2025 : ils ont d’abord surperformé le marché américain en raison de l’anticipation d’une reprise économique et des incertitudes suscitées par les politiques américaines, qui ont nettement pénalisé le secteur technologique outre-Atlantique. Toutefois, après l’annonce des nouveaux droits de douane américains le 2 avril, le marché américain a repris le dessus grâce à engouement pour l’IA. L’indice S&P 500 a donc surperformé le MSCI Europe en devise locale au mois de septembre, même si les deux indices ont enregistré une hausse à deux chiffres.5La dépréciation marquée du dollar américain, plombé par les politiques incertaines des États-Unis et le creusement du déficit budgétaire, a créé un risque de change non-négligeable pour les investisseurs dont le billet vert n’est pas la monnaie de base. Les écarts de performance en euros ont atteint un niveau inédit depuis plus de deux décennies.

Les actions décotées (« value »), notamment dans les secteurs financier, de la défense et des services aux collectivités, ont surperformé les valeurs de croissance et les titres de qualité. Les valorisations des banques européennes sont inférieures à leur moyenne à long terme depuis la crise financière mondiale. Malgré des performances positives en 2025, la situation reste similaire à l'approche de 2026. Leurs multiples de valorisation pourraient donc à nouveau augmenter, à la faveur de fonds propres plus solides et d’un rendement du dividende attractif.6 Tous secteurs confondus, les actions européennes présentent toujours une décote importante par rapport à leurs homologues américaines, même après ajustement des expositions sectorielles ou des écarts de prévision de croissance.7

De nombreux grands groupes mondiaux d’origine européenne, notamment ceux bénéficiant de tendances favorables à long terme, comme la transition énergétique et la consommation durable, ont déjà montré qu’ils étaient capables de s'adapter à des changements d’environnement. La sous-performance des valeurs de bonne qualité en 2025 devrait permettre d'accroître certaines expositions, notamment si l'économie européenne connaît un point d’inflexion.

Selon nous, la flexibilité budgétaire accrue des pays européens (avec par exemple, l'assouplissement par l'Allemagne du frein à l'endettement pour les dépenses de défense et d’infrastructures) et la réindustrialisation (avec notamment le nouveau Pacte pour une industrie propre de l'UE et le programme européen pour l'industrie de la défense) vont doper la croissance économique de la région au-delà de 2026, ce qui réduira l'écart de croissance du PIB avec les États-Unis. La diversité du marché actions européen est également propice aux stratégies d'investissement quantitatives, qui peuvent traiter des informations complexes et ainsi identifier les inefficiences même modestes du marché et les dynamiques structurelles.

Le changement de paradigme européenImage illustrant un changement de paradigme en Europe : les pays réduisent progressivement leur dépendance vis-à-vis des États-Unis en matière de défense, vis-à-vis de la Russie dans le domaine énergétique et à l’égard de la mondialisation et cherchent à augmenter leurs dépenses de défense, déploient des mesures de relance budgétaire, investissent dans les infrastructures et renforcent leurs mesures protectionnistes en privilégiant leur croissance intérieure.

Source : Goldman Sachs Asset Management. A fin novembre 2025.

Actions japonaises : Le gouvernement de Sanae Takaichi profite de tendances favorables

Nous pensons que les marchés actions japonais vont bénéficieront d’une conjoncture positive au début 2026. On peut notamment citer le ralentissement de l'inflation8, la stabilité de la politique monétaire et un renforcement potentiel de la politique budgétaire par le gouvernement de Sanae Takaichi. La vigueur des dépenses d'investissement des entreprises et de la consommation, alimentée par la croissance des salaires, va stimuler les bénéfices des entreprises en 2026. La dépréciation du yen pourrait profiter aux exportateurs et l’essor du tourisme devrait être favorable aux entreprises exposées au marché intérieur. Les réformes de la gouvernance des entreprises ont toutes les chances de créer de la valeur actionnariale, mais aussi d’augmenter les dividendes et les rachats d'actions. Les valorisations sont certes supérieures aux moyennes historiques, mais la croissance des bénéfices et les réformes du secteur privé justifient l’optimisme des investisseurs. La politique budgétaire du gouvernement de Sanae Takaichi devrait soutenir les secteurs de la défense, de l'énergie nucléaire et des technologies, grâce aux engagements d’investissement dans l'IA, les semi-conducteurs, l'informatique quantique, l'espace, la médecine de pointe et la cybersécurité.9

Les investisseurs japonais, qui ont longtemps été friands des instruments liquides, se tournent progressivement vers des actifs plus risqués.10Ce nouveau comportement s’explique notamment par la prolongation du programme de promotion des comptes d’épargne (Nippon Individual Savings Account - NISA), qui propose des seuils d'investissement défiscalisés plus élevées et séduit particulièrement les investisseurs jeunes et avertis. Ce changement de comportement et les réformes des entreprises renforcent l’attrait pour la classe d'actifs. Le marché actions japonais présente également des caractéristiques qui lui sont propres, notamment une analyse financière individuelle moins développée par rapport aux autres marchés développés,11 des différences linguistiques et des données précieuses difficiles à obtenir. Ce contexte est propice aux investisseurs quantitatifs qui analysent les données pour identifier des entreprises prometteuses.

Actions des marchés émergents : sources de nouvelles opportunités

En 2025, nous avons suivi de près la manière dont le contexte (dépréciation du dollar, recul des prix du pétrole, ralentissement de l'inflation et politique plus accommodante de la Fed) s’est révélé favorable aux actions des marchés émergents. Ces derniers devraient selon nous continuer à enregistrer des performances positives en 2026. Si l’on s’en tient au ratio cours/bénéfice (PER) à un an, les actions des marchés émergents affichent une décote d'environ 40 % par rapport aux actions américaines, un niveau inférieur à la moyenne à long terme.12 Cette décote pourrait diminuer grâce aux résultats solides des entreprises sur ces marchés. En Inde, par exemple, la croissance soutenue du PIB devrait continuer à porter les résultats des entreprises. Nous nous efforçons d’identifier des entreprises possédant des fondamentaux solides et exposées à leur marché intérieur. 

Les thématiques privilégiées sur les marchés actions des pays émergents
Chine
Chine

Les dernières mesures de relance annoncées pour stimuler la consommation et l'innovation technologique confortent selon nous l'attrait de la Chine. La sélection des valeurs est néanmoins essentielle pour profiter d’une véritable croissance des bénéfices et éviter les risques induits par les politiques. Nous privilégions les nouveaux thèmes d’investissement, à savoir la fabrication de produits de pointe, l’innovation technologique (IA, robotique, véhicules électriques et énergies propres, biotechnologies et technologies financières), la résilience de la consommation et les entreprises défensives versant des dividendes élevés.

Inde
Inde

La croissance soutenue du PIB contribue à la croissance régulière des bénéfices. Le volume des paiements numériques en Inde a triplé depuis juin 2021.13 Les tendances démographiques favorables (65 % de la population indienne ayant moins de 35 ans) et de consommation attirent les investisseurs. L'âge médian ressort à 28 ans, soit environ dix ans de moins qu'aux États-Unis et en Chine.14

Moyen-Orient
Moyen-Orient

S’agissant des pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), les réformes économiques et les projets de diversification au détriment du pétrole offrent de nouvelles opportunités d'investissement. Plusieurs thématiques, comme la numérisation et les investissements dans les infrastructures, devraient soutenir les bénéfices des entreprises. Si le conflit à Gaza et les tensions en mer Rouge ont accru les risques pour le commerce et le tourisme, l'Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis n'ont guère pâti de ces tendances.

IA et valeurs technologiques
IA et valeurs technologiques

Les marchés émergents sont à la pointe de l'innovation en matière d'IA et de puces électroniques : la Chine, l'Inde, la Corée du Sud et Taïwan abritent tous des entreprises exceptionnelles qui stimulent la croissance du secteur technologique mondial. Par exemple, la société taïwanaise TSMC domine la fabrication de puces électroniques de moins de 10 nanomètres utilisées pour l'IA et la 5G.15 L'entreprise prévoit d'investir environ 165 milliards de dollars dans la fabrication de semi-conducteurs de pointe aux États-Unis.16

L’avantage de la gestion quantitative face à des marchés multipolaires

L'augmentation constante des données et les capacités de transformation de l'IA créent également de nouvelles perspectives d'investissement. Malgré leur explosion, une grande partie des données restent inexploitées par les investisseurs traditionnels. Nous pensons que  les stratégies quantitatives  reposant sur des capacités informatiques avancées et sur l’IA peuvent synthétiser ces informations complexes et déstructurées, en extraire des enseignements et repérer des tendances globales. Elles procurent donc selon nous un avantage informationnel majeur permettant aux gérants adeptes de la gestion des données de décrypter les nuances du marché, d'intervenir plus rapidement que les autres et d’exploiter les opportunités avant qu'elles ne soient complètement intégrées dans les cours.

Au-delà de la croissance des données, les inefficiences des marchés européens, des petites capitalisations et des économies émergentes ne cessent d’augmenter et offrent un terrain propice à la gestion active. Selon nous, l'essor de la gestion passive, bien qu’elle offre une large exposition au marché, contribue paradoxalement à des anomalies de valorisation car un volume croissant des transactions ne tient plus compte de la valeur fondamentale des titres. Si l’on ajoute à ces anomalies la composition plus fragmentée des acteurs de marché et une dispersion accrue des performances, les conditions globales amplifient le potentiel de la sélection des valeurs.

Les approches d'investissement quantitatives procurent également des bienfaits structurels pour 2026 mais aussi pour les années suivantes. Grâce à leurs caractéristiques systématiques, ces stratégies permettent de s’adapter en continu aux évolutions du marché, et la priorité qu’elles accordent aux profils individuels des entreprises minimise les biais macroéconomiques, tout en permettant un contrôle rigoureux des biais stylistiques, géographiques ou sectoriels. De par leur capacité à construire des portefeuilles très diversifiés composés de nombreuses positions modestes, les stratégies quantitatives peuvent selon nous nettement surperformer, sans prendre un risque actif excessif. Du fait de cette polyvalence et leur aptitude à diversifier les portefeuilles, les stratégies systématiques reposant sur l’analyse des données jouent un rôle clé pour les investisseurs cherchant à exploiter les tendances de marché, tout en optant pour un positionnement défensif. 

Assouplir les contraintes de la gestion « long-only »
Formuler des opinions actives et génératrices d’alpha à la vente et à l’achat
Formuler des opinions actives et génératrices d’alpha à la vente et à l’achat

La stratégie d'investissement traditionnelle dite 60/40 est devenue plus risquée en raison de la concentration inédite des marchés actions et de la corrélation accrue entre actions et obligations. Nous observons un intérêt croissant pour les stratégies long/short à bêta de 1, qui offrent aux investisseurs une approche dynamique pour générer des performances potentiellement plus élevées. Les allocataires d'actifs doivent toutefois tenir compte de certains aspects complexes, notamment les risques de corrélation, les contraintes de capacité et les coûts.

Trois questions sur les marchés actions

Alors que l’année 2026 approche à grand pas, voici trois questions majeures pour les investisseurs en actions misant sur les 7 Magnifiques, les petites capitalisations et la Chine.

1. Quelles sont les perspectives de performance des 7 Magnifiques ?

Depuis leur émergence, les 7 Magnifiques ont connu une trajectoire boursière globalement homogène. Plusieurs dimensions relativement nouvelles suscitent le débat et pourraient entraîner une dispersion des performances de ces entreprises. Deux questions se posent notamment : l'IA renforce-t-elle ou cannibalise-t-elle leurs cœurs de métier et les investissements dans l'IA ont-ils pour objectif de renforcer leur position dominante ou d’identifier de nouveaux marchés ? Nous surveillons attentivement les fondamentaux des entreprises, comme les flux de trésorerie disponibles et la rentabilité des investissements, afin d'évaluer la viabilité de leur croissance et d'anticiper une évolution potentielle du leadership de marché.

2. La croissance séculaire des petites capitalisations, alimentée par des facteurs à la fois opportunistes et spécifiques, sera-t-elle récompensée comme lors des cycles précédents ?

Selon nous, cette croissance séculaire s'accompagnera d'une augmentation marquée des multiples de valorisation. Puisque les taux de croissance moyens des entreprises risquent de ne pas être particulièrement impressionnants, celles dont la croissance sera constamment supérieure à la tendance pourraient nettement tirer leur épingle du jeu. Les secteurs à l'origine de cette tendance seront probablement différents des cycles précédents : les multiples de valorisation des semi-conducteurs devraient encore augmenter (contrairement à ceux des logiciels) et l'aéronautique et la défense pourraient prendre le dessus sur les secteurs liés au logement. Nous anticipons toutefois l’émergence de perspectives de croissance séculaire, sur fond de baisse des taux d'intérêt. Pour identifier des opportunités d’alpha et gérer efficacement les risques dans l’univers hétérogène des petites capitalisations, une approche d'investissement reposant sur une analyse fine des données peut s’avérer utile.

3. Le rebond des actions chinoises va-t-il se poursuivre en 2026 ?

Selon nous, les facteurs qui ont soutenu dernièrement le marché actions chinois sont une liquidité abondante, une participation accrue des particuliers et des alternatives d'investissement limitées. Les autorités ont surtout cherché à stimuler la consommation via des mesures directes (bons pour l’achat de services) et indirectes (soutien aux marchés immobilier et de l'emploi). Pour que le marché actions poursuive sa progression à long terme, il faudra que ces liquidités se traduisent par une croissance durable des bénéfices. Les valorisations sont attractives par rapport aux autres marchés mondiaux et le positionnement modéré des investisseurs internationaux laisse entrevoir un afflux de capitaux vers les actions chinoises. Les risques incluent une recrudescence potentielle des tensions commerciales et des chocs potentiels déclenchés par des politiques ou des réglementations spécifiques qui, historiquement, ont déjà entraîné des retournements brutaux des marchés chinois. 

Gestion obligataire : trouver un juste équilibre

A l’approche de 2026, les investisseurs doivent doser de manière subtile leur exposition obligataire. Si la situation budgétaire américaine fait l’objet d’incertitudes accrues, elle est compensée par le potentiel de croissance que pourraient entraîner les dépenses d'investissement dans l'IA et l'augmentation des dépenses publiques. On observe un relatif équilibre entre les positions accommodantes et restrictives des gouverneurs de la Réserve fédérale, ce qui renforce les incertitudes à court terme. La publication retardée des statistiques en raison de la paralysie des services publics américains a brouillé la situation, tant pour les autorités que pour les marchés.

Toutefois, le caractère binaire du paysage d'investissement offre aux investisseurs obligataires adeptes de la gestion active la possibilité de gérer leur allocation de manière dynamique. Les investisseurs ont plusieurs options pour générer des flux de revenus attractifs : se positionner de manière stratégique sur la courbe des taux en fonction de leur avis sur l’évolution des politiques budgétaires et pour exploiter les politiques divergentes des banques centrales, ou bien assurer une sélection diversifiée des actifs, du crédit titrisé aux obligations à haut rendement en passant par la dette des marchés émergents.

Les opportunités d’investissement sur les marchés obligataires demeurent intéressantes, tant d'un point de vue technique que fondamental. Néanmoins, compte tenu de l'équilibre fragile des risques, il convient d’adopter une approche active, associant une méthode diversifiée de construction de portefeuille, une gestion rigoureuse des risques et une bonne capacité d’adaptation à l'évolution des conditions de marché.

Composer avec des signaux macroéconomiques mitigés

Nous sommes neutres à l’égard des taux américains, même si une dégradation du marché du travail pourrait très bien entraîner un rebond des bons du Trésor. Le positionnement sur la courbe étant également essentiel pour créer de la valeur, nous avons maintenu nos stratégies de pentification des courbes aux États-Unis et en Europe, justifiées par des structurelles à long terme. En Europe, les perspectives d'augmentation des politiques budgétaires s’accompagnent paradoxalement d’une inflation en recul à court terme. Ces dynamiques contradictoires plaident en faveur d’une approche active, en se positionnant sur les divers segments des courbes de taux en fonction des tendances anticipées.

Trajectoires potentielles de la politique monétaire américaineCe tableau présente divers scénarios concernant l'économie américaine et la politique monétaire de la Réserve fédérale en 2026, et leurs conséquences potentielles sur les bons du Trésor américain et le dollar.

Source : Goldman Sachs Asset Management. Il s’agit des opinions du pôle Global Fixed Income and Liquidity Solutions de Goldman Sachs Asset Management. Il s'agit de scénarios potentiels concernant le taux des fonds fédéraux d’ici la fin 2026. Scénario central : atterrissage en douceur de l’économie Au 31 octobre 2025. Les prévisions économiques et de marché présentées ici sont fournies à titre d’information seulement. Il ne peut y avoir aucune assurance que ces prévisions s’avéreront exactes. Veuillez consulter les informations complémentaires à la fin du présent document.

Plusieurs facteurs pourraient faire évoluer nos prévisions dans les mois à venir. La Fed surveille de près l’évolution du marché du travail américain, et la moindre détérioration des données sur l'emploi pourrait accélérer le cycle d'assouplissement monétaire. La situation financière des ménages américains, notamment face aux répercussions des droits de douane, est un indicateur central des perspectives de croissance aux États-Unis. La trajectoire et la viabilité des dépenses d'investissement dans l'IA est également au centre des préoccupations.

Profiter des opportunités offertes par la divergence des politiquesTaux d’intérêt actuels du G10 et prévisions pour la fin d’année
Graphique comparant les taux d'intérêt actuels et prévus pour fin 2026 dans les grandes économies (États-Unis (de 4 % à 3,25 %), zone euro (2 %), Royaume-Uni (de 4 % à 3,25 %) et Japon (de 0,5 % à 1,25%)) afin d’illustrer les divergences entre les politiques monétaires et les opportunités d'investissement en découlant.

Source : Macrobond. Au 31 octobre 2025. Il s’agit des opinions du pôle Global Fixed Income and Liquidity Solutions de Goldman Sachs Asset Management. 

Compte tenu de la divergence des dynamiques mondiales en matière d’inflation et de croissance, les politiques monétaires évoluent désormais en ordre dispersé. Aux États-Unis, nous anticipons une baisse des taux en décembre, compte tenu de l’importance accordée par la Fed à la dégradation du marché du travail. Nous envisageons deux baisses supplémentaires en 2026. Les incertitudes seront toutefois élevées à court terme en raison de la publication différée des statistiques dans le sillage du shutdown américain.

Nous pensons que la BCE maintiendra ses taux inchangés dans un avenir prévisible. Quant à la BoE, elle pourrait reprendre ses baisses de taux en décembre en raison d’un ralentissement de l'inflation, de la fragilité relative du marché du travail et d'éventuelles hausses d'impôts. Les incertitudes politiques et budgétaires pourraient néanmoins remettre en cause cette perspective.

La situation est différente au Japon. L'inflation, systématiquement supérieure à l'objectif depuis 41 mois, et la bonne dynamique de la croissance devraient inciter la Banque du Japon à relever ses taux. Cette perspective est confortée par l’évolution récente de la situation politique et l’assouplissement budgétaire qui semble se profiler. Dans les autres pays du G10, les cycles d'assouplissement en sont à des stades divers. Le cycle d'assouplissement est probablement terminé en Suède si l’embellie de l’économie se confirme. Des données d'inflation supérieures aux attentes pourraient interrompre les baisses de taux en Australie. L’assouplissement monétaire devrait se poursuivre en Norvège et un retour des taux en territoire négatif en Suisse semble pour l'instant peu probable. À l'inverse, les taux néo-zélandais pourraient encore baisser en raison des données décevantes relatives au PIB. Nous anticipons une poursuite de l'assouplissement des politiques dans plusieurs pays émergents, l’atonie du dollar américain et le recul des prix du pétrole réduisant les risques inflationnistes.

Le portage, une vraie opportunité

Nous pensons qu’en 2026, l’environnement obligataire permettra aux investisseurs de générer des flux de revenus relativement élevés dans diverses classes d'actifs. Ce sera notamment le cas sur le segment des actifs titrisés, que nous apprécions pour son portage attractif, ses valorisations relatives intéressantes et une configuration technique favorable. Nous sommes optimistes à l’égard des tranches notées AAA des titres adossés à des prêts aux entreprises (CLO) du fait de leur portage et de leur structure, alors que les valorisations des titres notés BBB sont également attractifs. Assurer une sélection active des titres reste toutefois essentiel sur les segments titrisés. Nous sommes prudents à l'égard des tranches mezzanine des titres adossés à des créances hypothécaires commerciales (CMBS) en raison des pressions sur les valorisations.

Les obligations à haut rendement pourraient également constituer une autre source de revenus en 2026. Grâce à de solides fondamentaux du crédit, les émetteurs high yield ne souffrent pas des craintes suscitées par les droits de douane, comme en témoignent les ratios solides de couverture des intérêts et la faiblesse des taux de défaut. L'évolution positive des notations à haut rendement ces dix dernières années a également augmenté la capacité de résistance de la classe d'actifs en cas de chocs macroéconomiques. La dynamique favorable du marché, notamment la demande soutenue des investisseurs et l'assouplissement des conditions financières, devrait encore soutenir l'activité sur le marché primaire. L’accélération récente des opérations de fusions-acquisitions devrait également être favorable. Les acheteurs stratégiques, qui privilégient l'intégration et l'expansion opérationnelle à long terme plutôt que les performances financières, sont souvent plus disposés à conclure des transactions assorties de structures de financement plus flexibles, ce qui peut se traduire par une hausse de la valeur de marché des titres à haut rendement.

Les segments du crédit offrent des rendements attractifs dès que les cycles de baisse des taux reprennent.Le graphique décrit les rendements attractifs des segments du crédit après les baisses de taux.

Source : Goldman Sachs Asset Management, Macrobond. Au 20 octobre 2025. Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures et ne garantissent pas les futurs résultats, qui peuvent être différents.

Certains segments de l’univers investment grade sont également intéressants, en particulier dans le secteur bancaire, grâce à leur capacité à générer des revenus. La dette des marchés émergents pourrait rester une source importante de revenus et d'alpha. Elle devrait en effet profiter de son degré élevé de différenciation, de la faiblesse persistante du dollar américain et de la résilience constante des entreprises et des émetteurs souverains sous-jacents. 

Grâce à de solides fondamentaux du crédit, les émetteurs high yield ne souffrent pas des craintes suscitées par les droits de douane, comme en témoignent les ratios solides de couverture des intérêts et la faiblesse des taux de défaut.
Attention aux événements de crédit
Des cas isolés, et non systémiques
Des cas isolés, et non systémiques

Selon nous, les derniers événements de crédit, comme les présomptions de fraude et les faillites de First Brands, Tricolor et Cantor Group, sont des cas isolés et particuliers, et ne reflètent ni une augmentation systémique du risque de crédit ni une remise en cause de la résilience du secteur bancaire. Le secteur bancaire américain reste robuste, comme l’ont confirmé les résultats robustes du troisième trimestre 2025, qui ont fait état d’une qualité des actifs globalement favorable. Plus généralement, la dynamique positive des bénéfices et des chiffres d’affaires, la résilience des indicateurs de crédit et la gestion prudente des bilans indiquent que le crédit américain IG évolue en milieu de cycle, et non en fin de cycle. Cette hypothèse est confortée par un endettement stable et une gestion rigoureuse des dépenses d'investissement, qui ne montrent que de rares signes de surinvestissement en dehors de quelques secteurs. Le marché à haut rendement se porte également bien. La qualité de crédit s’améliore, sa duration est plus courte et le niveau de subordination des obligations en circulation dans les structures de capital est plus élevé qu’historiquement.17

Surveiller les comportements de fin de cycle
Surveiller les comportements de fin de cycle

En 2026, il faudra surveiller de près les signaux témoignant de comportements de fin de cycle. Nous suivons attentivement les mesures de déréglementation aux États-Unis ainsi que la dissipation des incertitudes suscitées par les politique car elles pourraient accroître la rémunération des actionnaires et les opérations de fusion-acquisition financées par la dette. Nous vérifions également si les rachats d'actions se généralisent au niveau sectoriel et s’ils commencent à exercer des pressions sur les ratios d'endettement, ce qui pourrait entraîner des dégradations des notations de crédit. Jusqu'à présent, les rachats d'actions se sont concentrés dans des secteurs spécifiques, comme la technologie, la santé et la finance, qui présentent généralement de meilleures notations, alors que les émetteurs notés BBB ont agi avec plus de prudence. Les équipes de direction redoublent d’efforts pour conserver leur notation de crédit en cas de fusions-acquisitions. Sur le marché à haut rendement, les fusions-acquisitions stratégiques peuvent même améliorer les fondamentaux du crédit. La prudence est toutefois de mise dans certains secteurs. Par exemple, dans le secteur des services aux collectivités, les besoins d’investissement élevés pour moderniser les réseaux, financer les énergies renouvelables et répondre à la demande en électricité des centres de données dépassent les flux de trésorerie d'exploitation de la plupart des émetteurs, ce qui nous rend prudents. Nous surveillons également de près le rythme des dépenses des hyperscalers, car elles pourraient se traduire par des surinvestissements et réduire la rentabilité des actifs. 

Trois questions sur les obligations

A l’approche de l’année 2026, voici trois questions clés concernant l'émission de dette liée à l'IA, l'impact de l'IA sur l'économie américaine et les perspectives de croissance en Europe.

1. Les investisseurs exposés aux obligations d'entreprises doivent-ils s'inquiéter de la menace que font peser les émissions de dette liées à l'IA sur les fondamentaux du crédit ?

Depuis 2022, les hyperscalers ont largement financé leurs dépenses d'investissement dédiées à l'IA à partir de leurs flux de trésorerie. Cette tendance a toutefois fini par s’infléchir en raison de la hausse ininterrompue de leurs investissements et de l’augmentation constante de la rémunération des actionnaires via des rachats d’actions et des versements de dividendes. Ces trois postes de dépenses ont absorbé environ 95 % des flux de trésorerie d'exploitation au cours des 12 derniers mois, contre environ 80 % en 2019. Dans ce contexte, certains hyperscalers ont dû recourir à de nouveaux capitaux, tant publics que privés. Entre janvier et fin octobre 2025, les cinq principaux hyperscalers ont émis près de 90 milliards de dollars sur les marchés du crédit, contre environ 1 500 milliards de dollars d'émissions brutes de qualité investment grade sur la même période.18

Compte tenu de la transition progressive de l'IA des infrastructures vers les applications, les dépenses d'investissement devraient augmenter rapidement. Le recours à la dette pourrait donc lui aussi augmenter en fonction du rythme de croissance des bénéfices et de la réduction potentielle des rachats d'actions par les émetteurs. Cette situation ne semble pas inquiéter les investisseurs en obligations d'entreprises. En effet, les entreprises investissant dans l'IA conservent une bonne situation financière (flux de trésorerie élevés, faible endettement) et leurs sources de financement sont diversifiées (adossement aux flux de trésorerie, marchés privés, titrisation, crédit public), ce qui répartit efficacement les risques, contrairement à la période de la bulle Internet. De plus, du fait de leur envergure et de leurs flux de trésorerie substantiels, les hyperscalers sont peu sensibles aux fluctuations de l’économie. Toutefois, nous connaissons parfaitement la capacité des hyperscalers à rentabiliser leurs investissements et les interconnexions au sein de l'écosystème de l'IA. En fin de compte, ce recours accru à la dette pour financer l’IA justifiera une surveillance étroite en 2026 car il pourrait peser sur les indicateurs de crédit et entraîner un élargissement des spreads.

Les spécialistes de l'IA ont accru leurs émissions sur le marché des obligations d'entreprises en 2025.Le graphique présente les émissions d'obligations d'entreprises par les sociétés d'IA entre 2021 et 2025, dont la valeur cumulée depuis le début de l'année atteint 140 milliards de dollars.

Source : Goldman Sachs Global Investment Research, Bloomberg. A la fin du 2è trimestre 2025. Cf. « AI capex turns to credit » Top of Mind: AI: in a bubble? Le graphique illustre les composantes du panier « US TMT AI» (ticker : GSTMTAIP) conçu par Goldman Sachs Global Bank & Markets, qui regroupe des entreprises qui développent des solutions d’IA ou participent au développement de nouvelles technologies.

2. La croissance alimentée par l'IA peut-elle compenser la faiblesse sous-jacente de l'économie et la dégradation du marché du travail ? 

Au-delà du ralentissement des dépenses de consommation et de la stagnation du marché immobilier, qui interrogent sur l'état de l'économie américaine, la détérioration du marché du travail américain est également inquiétante. A l’inverse, l'essor des dépenses d'investissement dans l'IA stimule l'activité des entreprises et les investissements. À l'approche de 2026, cet équilibre précaire prédomine. La croissance reposant sur des investissements susceptibles de transformer l’économie à long terme masque la véritable situation sous-jacente.

Une question majeure se pose à quelques semaines de 2026 : la croissance alimentée par l'IA est-elle fragile ou peut-elle continuer à compenser les faiblesses de l'économie ? Les risques sont multiples. L’adoption continue de l'IA et la stabilité relative du marché devraient créer les conditions d’une croissance dynamique. Cependant, une inflexion brutale et généralisée des investissements dans l'IA ou une dégradation marquée du marché du travail pourraient être les signes avant-coureurs d'un atterrissage brutal de l'économie. En 2026, les investisseurs vont donc devoir affiner leurs prévisions concernant ces divers scénarios.

3. La croissance européenne pourra-t-elle tirer son épingle du jeu malgré de nombreuses tendances négatives ?

Malgré les projets massifs d’expansion budgétaire annoncés par l'Allemagne en début d'année, la croissance européenne, malgré ses facteurs de soutien, va devoir relever des défis importants. Les incertitudes politiques persistantes en France se répercutent déjà sur les données des enquêtes conjoncturelles. Si cette tendance devait se poursuivre, les investissements ralentiraient dans le pays. Des frictions pourraient émerger et compromettre la croissance, notamment en raison des divergences budgétaires à l’Assemblée nationale et de l’élection présidentielle qui se profile début 2027. Des questions subsistent également quant à l'impact de l'expansion budgétaire allemande sur l'économie, les premières données témoignant d’un impact pour l’instant limité. En outre, la zone euro continue de pâtir des exportations chinoises, dont la compétitivité étouffe les secteurs technologiques et industriels européens. Cette situation est exacerbée par le contrôle de la Chine sur les exportations de terres rares, qui pèse également sur le secteur manufacturier de l'UE.

Cependant, plusieurs tendances positives permettent d’équilibrer les risques. Les politiques de relance qui se profilent vont toutefois stimuler la croissance, tout comme la dynamique persistante du secteur touristique, sans oublier la situation financière des ménages, qui reste solide malgré les incertitudes. Dans l'ensemble, comme les dernières données publiées sur la croissance et l'inflation ont plutôt été supérieures aux attentes, nous pensons que la BCE maintiendra ses taux inchangés à l’horizon des prévisions.

Goldman Sachs Global Investment Research. Au 8 octobre 2025.
Goldman Sachs Global Investment Research. A fin septembre 2025.
Goldman Sachs Global Investment Research. Au 16 octobre 2026.
National Retail Federation. Au 30 juillet 2025.
Goldman Sachs Asset Management, MSCI, FactSet. Au 7 novembre 2025.
Goldman Sachs Asset Management, Bloomberg. A fin septembre 2025.
Goldman Sachs Global Investment Research. A fin septembre 2025.
Goldman Sachs Global Investment Research, Ministère des Affaires intérieures et des Communications, BoJ, JCER. Au 7 novembre 2025.
Bureau du Premier ministre du Japon. Au 24 octobre 2025.
10 Goldman Sachs Global Investment Research, Japan Securities Dealers Association. À fin août 2025.
11 Goldman Sachs Asset Management, MSCI, TOPIX, Bloomberg. Au 29 octobre 2025.
12 Bloomberg. Au 11 novembre 2025.
13 Banque des règlements internationaux. A fin décembre 2024.
14 US Census Bureau, gouvernement indien. A fin juillet 2025.
15 Commission du commerce international des États-Unis. A fin mai 2024.
16 TSMC. Déclaration de l’entreprise. Au 4 mars 2025.
17 Goldman Sachs Global Investment Research. Au 8 octobre 2025.
18 Bank of America. A fin novembre 2025.

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